Nettoyages spécialisés
Nettoyage de vitres et de vitrines
Le verre ne pardonne rien : la moindre trace se voit à contre-jour. C'est une affaire de gestes et d'eau, pas de produit miracle.

Mouiller, racler, essuyer le bord
Le lavage commence toujours par le cadre. Un dormant plein de poussière relâche sa saleté sur le verre à la première goulée d'eau, et l'on repart pour un tour. Je dépoussière donc la feuillure et le rebord, puis je mouille la vitre entière au mouilleur chargé d'une eau très peu savonneuse. Trop de produit fait de la mousse, la mousse cache les manques : on croit avoir fini et l'on découvre les oublis en séchant.
Vient la raclette. Je la tire en bandes qui se chevauchent d'environ deux centimètres, en essuyant le caoutchouc entre chaque passe — un caoutchouc chargé laisse une ligne grise en fin de course. Sur une grande baie, je travaille au serpentin, d'un seul mouvement continu, ce qui évite les raccords. Le pourtour se finit à la microfibre sèche, sur trois centimètres tout autour : c'est là que se logent les gouttes qui trahissent le travail une heure plus tard. Pour les vitrages en hauteur — vérandas, imposte, vitrines de commerce — j'utilise une perche télescopique alimentée en eau osmosée : déminéralisée, elle sèche sans déposer le moindre calcaire, donc sans essuyage final.
Sont compris : les deux faces quand les deux sont accessibles depuis le sol ou depuis une fenêtre qui s'ouvre, les cadres, les rebords et les traverses, ainsi que les rails de baies coulissantes que j'aspire avant de les laver. Ne sont pas compris : tout ce qui exige une nacelle, une corde ou un échafaudage, les vitrages cassés ou fissurés que je ne toucherai pas, le retrait à la lame de peinture ou de ciment sur un double vitrage à couche — la lame raye ces verres définitivement — et les stores extérieurs, qui sont un autre métier.

Questions sur la vitrerie
À quelle fréquence faire laver ses vitres près de la rocade ?
Sur la rive droite, la proximité de la rocade et du pont dépose un film gris assez vite. Pour un logement, deux à trois passages par an tiennent la maison correcte. Pour une vitrine de commerce donnant sur une rue passante, il faut compter toutes les deux à quatre semaines : au-delà, les traces de mains et les projections de pluie sale finissent par marquer le verre en profondeur.
Peut-on laver des vitres en plein soleil ?
Mieux vaut éviter. Sur une vitre chaude, le produit s'évapore avant même que la raclette arrive, et il reste des voiles blancs à reprendre. Face au sud, je cale donc le rendez-vous très tôt ou en toute fin de journée, quand ce n'est pas simplement en commençant par le côté ombragé du bâtiment. C'est aussi pour cela que je préfère fixer l'heure et pas seulement le jour.
Et les vitres du deuxième étage d'une maison ?
Depuis l'extérieur, ma perche monte de manière fiable jusqu'à un premier étage haut, parfois un peu plus selon le dégagement au sol. Au-delà, ou si le terrain est en pente et instable, je refuse : c'est le domaine du travail sur corde ou sur nacelle. Depuis l'intérieur, en revanche, tout étage se fait normalement dès lors que la fenêtre bascule ou s'ouvre à la française.
Souvent demandé en même temps
À combiner avec le lavage des vitres
Grand ménage
Le nettoyage de fond du logement : four, réfrigérateur, placards, plinthes — les vitres intérieures y sont déjà comprises.
VoirNettoyage de fin de chantier
Après des travaux, le verre est le support qui souffre le plus : voile de plâtre, projections de peinture, adhésifs de protection.
VoirHaute pression
La terrasse et l'allée en même temps que les baies : la vue redevient nette des deux côtés du vitrage.
Voir
Des vitres à reprendre avant l'arrivée du soleil ?
Dites-moi combien de vitrages, à quel étage, et si l'extérieur est accessible depuis le sol. Le devis est gratuit.